Pour les passionnés

Le cœur d’un mouvement signé KF, c’est une épopée technique à nulle autre pareille. Une mesure du temps distillée par une horlogerie rare où le mot compromis n’a pas sa place. Un rendez-vous de tous les superlatifs ou quand l’horlogerie se pense comme un tout de la plus petite vis au dernier pont poursuivant un but : sublimer l’invisible. Ici, nous vous proposons de lever le voile sur certains aspects techniques de l’horlogerie en prenant place à l’établi avec notre Maître horloger Karsten Fraessdorf.

Votre plus fidèle compagnon

Supportant des chocs allant jusqu’à 5’000 G, votre montre et ses complications vous suivront partout et tous les jours. Golf, ski, tennis ou simple chute accidentelle… votre montre ne vous lâchera pas !

Réglages fins

Une montre c’est en moyenne 260 composants logés dans un boîtier pouvant occuper la surface d’un poignet. Quel grand et beau spectacle ! Non seulement ceux-ci sont produits à en interne à la Chaux-de-Fonds, mais je finalise chacun d’eux avant de les assembler.

Fabricant de temps

À propos de temps, il faut compter en moyenne 2 ans pour réaliser une montre KF. Tout commence par les premières esquisses et se termine par la remise de la montre au client en passant bien sûr par la fabrication des composants, leur assemblage, le réglage puis le contrôle final. Ce processus pouvant être raccourci ou prolongé suivant la typologie des demandes du client.

Montres KF

À quelle fréquence battez-vous ?

Le modèle Spirograph bat lui la cadence de 18’000 alternances par heure ou 2.5 Hertz. Ainsi, la roue d’ancre de l’échappement (organe réglant de la montre) tourne sur son axe 18’000 fois par heure. Soit 432’000 battements par jour, 3’024’000 par semaine ou encore 157’680’000 par an. Une cadence impressionnante mais sereine, gage de haute précision.

Vous avez dit endurant ?

Ma réserve de marche est de 70 heures. Ce qui veut dire que le mouvement de ma montre fonctionne durant ce laps de temps sans avoir besoin d’être remonté manuellement via la couronne. Cependant, pour améliorer la précision chronométrique, celle-ci est abaissée à 42 heures grâce au mécanisme dit de la « Croix de Malte ».

Dans un calibre mécanique, l’énergie est emmagasinée grâce au ressort du barillet qui la redistribue sous la forme d’une courbe énergétique. Cette courbe n’est pas toujours identique. On parle à cet effet d’amplitude de la montre. Juste après que le mécanisme soit rechargé complètement, cette amplitude peut avoisiner les 300° pour descendre à 270° après une heure et durant le reste de son autonomie. Cela est valable pour les ressorts de barillet dits « classiques ».

Grâce à la Croix de Malte, nous pouvons ainsi neutraliser le premier tour du ressort de barillet. Nous choisissons ensuite un ressort plus fort ce qui nous permet d’arriver à une amplitude de 300° stable durant les deux jours de réserve de marche. Ainsi, nous obtenons une amplitude linéaire nous permettant de faire les meilleurs réglages chronométriques possibles.

Montres KF

Volez dans les airs ou plonger en eaux claires

Hormis les possibilités liées aux montres de plongée, nos calibres sont étanches jusqu’à une profondeur de 30 mètres de fond (3 ATM).

Créer, innover, concevoir

Qui dit innovations dit brevets. À cette fin, j’ai déposé un double brevet sur le balancier dont les oscillations régulent le mouvement et qui possède deux plots périphériques circulaires. Personnalisables à l’envie, ces deux éléments confèrent au Tourbillon un caractère ludique et unique. Cette construction est avant tout un clin d’œil fait aux chronomètres de marine qui fonctionnaient également avec de larges balanciers. Mais c’est aussi une référence à la chronométrie et à ses origines.

Montres KF

Question d’attirance

Mon spiral est fait dans un alliage dit « Straumann ». Il est donc amagnétique. Ainsi, il résiste à des champs magnétiques allant jusqu’à 1’000 G. Cela a son importance à l’heure où les sources d’exposition se multiplient (portables, voitures électriques, etc.). Je lutte contre eux car, progressivement, les composants se magnétisent déréglant ainsi la montre et engendrant du retard. Le choix de ses alliages engendre bien sûr un coût supplémentaire sur les composants qui sont alors deux fois plus élevés mais quand on aime…

Soyons précis !

Si l’horlogerie est pour moi une vocation, la chronométrie – soit la mesure exacte du temps – est mon terrain de jeu. À cette fin, je confectionne avec minutie mes composants notamment les spiraux. Pour fonctionner de manière optimale, un spiral doit s’ouvrir de manière concentrique afin d’éviter tous balourds (phénomène de retard ou d’avance de la montre dans les positions verticales). Un spiral évoluant de manière non concentrique va perturber l’équilibre du balancier et donc impacter la précision de la montre.

Le spiral dit « Philipps » représente l’évolution du spiral « Breguet » en ce sens qu’il permet une ouverture dite concentrique. Malheureusement, il n’agit que sur la moitié extérieure du spiral (7/14 spires). Cette problématique peut être résolue par l’ajout intérieur d’une courbe dit « Grossmann ». Cet ajout est d’autant plus important que l’impact négatif de la déconcentricité est plus grand sur les spires intérieures qu’extérieures. De cette manière, la totalité des spires du spiral pourra travailler de manière concentrique.

Restons simple

Hors demandes particulières, je choisis volontiers l’acier pour mes boîtes de montre car j’aime créer des montres du quotidien. L’acier étant plus léger, il est donc souvent plus agréable à porter au jour le jour. Dans cette même optique, le calibre proposé repose sur une construction « en pilier » ce qui nous permet également d’alléger le poids du mouvement. Cette technique fait référence aux chronomètres de marine, sources inextinguibles d’inspiration.